À propos

L´histoire de Bechstein "Le mythe est vivant ! "

 

 

Carl Bechstein : Les premières années

1826 : Il est né le 1 Juin 1826 à Gotha, Thüringen. Son beau-père lui a enseigné au violon, le violoncelle et le piano.

1840 : A l'âge de 14 ans, Bechstein est entré en apprentissage chez pianos Johan Gleitz à Erfurt.

1844 : Il a quitté Gleitz et, puis a travaillé à Dresde pour Pleyel,  s’est installé à Berlin en 1846.

1853 : Après d'autres voyages à Paris et à Londres,  Bechstein 1853 ouvre son propre atelier à Berlin.

1857 : Hans von Bülow, qui allait plus tard être le premier chef de l'Orchestre philharmonique de Berlin, contribue de manière décisive à la promotion des pianos C. Bechstein. Le 22 Janvier 1857, lors d’une première, il joua la Sonate en si mineur  de Liszt sur un instrument fabriqué par Carl Bechstein
il déclara :
"Bechstein est au piano ce que Stradivarius et Amati sont au violon".

Les pianos Bechstein appartenant à Franz Liszt

1860 : 8 octobre 1860, le grand maître a acheté son premier piano à queue Bechstein (# 24).
"Depuis plus de 28 ans, j’ai maintenant utilisé vos pianos ils ont maintenu leur supériorité. En un mot, vos instruments sont parfaits". Franz Lisz



 

Les premières années (suite)

1862 : Les 90 employés construisent 300 instruments par an. Près de la moitié d'entre eux sont à queue et beaucoup d’entre eux sont exportés partout dans le monde.

1872 : En 20 ans C. Bechstein se développe à partir d'un petit atelier de Berlin comme l'un des fabricants de pianos les plus prospères du monde. Considérant que Bechstein a livré un total de 176 instruments en 1859, il en fait plus de 500 par an en 1870.

1880 : Une deuxième usine ouvre dans Grünauerstraße à Berlin. Eugen d'Albert composa son nouveau Concerto pour piano en si mineur en 1883. Beaucoup d'autres compositeurs tels que Johannes Brahms, Ferruccio Busoni, Claude Debussy et Richard Strauss se lient à Bechstein dans les années que suivrent.
"On ne devrait composer que pour les pianos Bechstein".  Claude Debussy

1897 : Ouverture d’une nouvelle manufacture à Berlin-Kreuzberg (Reichenberger Strasse)

1900 : Carl Bechstein meurt après une carrière exceptionnelle. Ses fils Edwin, Carl et Johannes lui succèdent à la tête de l’entreprise. Cette année-là, l’entreprise produit plus de 3500 instruments.

1903 : Cinquante ans après sa fondation, l’entreprise C. Bechstein emploie 800 personnes et fabrique 4500 pianos par an sur quatre sites différents. Au total, 65 200 instruments ont déjà été produits depuis 1853. Il faut aussi mentionner qu’un superbe magasin ouvre à Paris, au 334 rue Saint-Honoré.

affiche Bechstein 2

1919 : C. Bechstein emploie 1100 personnes qui fabriquent 5000 pianos par an. Du fait de l’inflation de l’après-guerre, un piano à queue modèle V coûte désormais 25 000 reichsmarks. Bechstein doit fournir ses clients sans les faire payer afin de maintenir le contact avec eux.
Parallèlement, des dissensions apparaissent entre les fils de Carl Bechstein. Mais en dépit de ces difficultés, de grands pianistes restent fidèles à la marque Bechstein. Citons notamment Ferruccio Busoni, Artur Schnabel, Wilhelm Backhaus et Alfred Cortot, ainsi que le « grand seigneur » Emil von Sauer, qui compte au nombre des interprètes de Liszt, les plus élégants.

1932 : La Grande Dépression, la chute des prix et de la production, ainsi que de nouvelles tensions entre les héritiers de Carl Bechstein affaiblissent considérablement l’entreprise. Comme la plupart des industriels allemands, Helene Bechstein, née Capito (l’épouse  d‘Edwin Bechstein) soutient activement Adolphe Hitler au cours de cette époque. Cependant, le déclin du chiffre d’affaires dément clairement que l’entreprise eût profité des accointances entre certains membres de la famille Bechstein et les dirigeants nazis. En fait, dans les années 1930, l’entreprise ne se porte pas mieux que les autres fabricants de pianos allemands. La persécution, puis l’assassinat systématique des Juifs allemands, vont  contribuer au déclin de Bechstein en privant l’entreprise d’un grand nombre de ses clients fortunés.

1945 : Les bombardements — plus ou moins ciblés — détruisent les sites de production Bechstein. Située en secteur américain après la guerre, l’entreprise est expropriée par les autorités d’occupation. La tutelle américaine directe se maintiendra jusqu’en 1951.

ça repart !

 

L'Après-guerre…

1951 : Bechstein, qui a réduit sa production au minimum depuis plus de six ans, prend un nouveau départ en s’installant au mois de décembre dans de nouveaux ateliers d’une superficie de huit mille mètres carrés.

1953 : L’entreprise célèbre son centenaire au Titania-Palast qui, dans Berlin encore en ruines, héberge alors l’orchestre philharmonique placé sous la direction de Wilhelm Furtwängler.

1971 : Leonard Bernstein, en tournée européenne avec l’Orchestre philharmonique de Vienne, ne joue le Concerto pour piano en sol majeur de Ravel que sur un Bechstein. Jorge Bolet, autre grand virtuose de l’époque, ne jure lui aussi que par Bechstein. Afin de s’adapter à la taille toujours plus grande des salles de concert — et aussi à une certaine évolution des goûts du public —, Bechstein lance un nouveau modèle : le piano à queue de concert EN, qui va enthousiasmer de grands pianistes de jazz tels que Duke Elington ou Dave Brubeck.
Parallèlement, de grands artistes pop comme les Beatles, Elton John, David Bowie ou Freddie Mercury enregistrent sur Bechstein.

1978 : Shura Cherkassy, Christian Zacharias, Alfons et Aloys Kontarsky jouent à l'occasion du 125e anniversaire de l’entreprise.

 

La Réorganisation style "Karl Schulze"

1986 : Baldwin décide de vendre ses actions C. Bechstein.
Karl Schulze, facteur de pianos et homme d’affaires alors âgé de trente-huit ans, s’en porte acquéreur. Le nouveau PDG développe une stratégie claire, dont l’objectif est de redonner à l’entreprise ses lettres de noblesse. La réorganisation de Bechstein est rapidement couronnée de succès.

1988 : Bechstein ouvre un nouveau site de production à Berlin-Kreuzberg. Au niveau mondial, la production de pianos chute de quarante pour cent.

Seifhennersdorf

1992 : Bechstein va lancer une « offensive qualité » en reprenant Sächsische Pianofortefabrik et en concentrant sa production sur le site de Seifhennersdorf, en Saxe. Parallèlement, le développement des C. Bechstein Centers va dynamiser les ventes en Allemagne. Avec un investissement de 15 millions d’euros, C. Bechstein réalise sur ce site l’une des unités de production de pianos les plus modernes au monde, associant de manière intelligente tradition et haute technologie.

1996 : C. Bechstein est coté en bourse. Ce retour aux sources en tant que société par actions vise à assurer l’avenir dans un contexte de mondialisation croissante.

 

Les C. Bechstein Centers voient le jour…

1999 : Ouverture à Berlin d’un premier C. Bechstein Center. En 2006, sept autres magasins haut de gamme de ce type, existeront à Düsseldorf, Francfort, Cologne, Tübingen, Hanovre, Hambourg et Woerden (Pays-Bas). Au terme de dix ans d’études, C. Bechstein lance un nouveau piano à queue de concert : le modèle D 280. Cet instrument de la classe « chef-d’œuvre », qui sera remanié en 2009 et rebaptisé D 282, va connaître un énorme succès mondial.

2005 : En l’espace d’un an, la part des exportations dans le chiffre d’affaires passe de trente à cinquante pour cent. C. Bechstein livre des instruments à la Philharmonie de Berlin, à la Royal Academy de Londres et au Conservatoire national supérieur de Paris.

2006 : Les époux Berenice Küpper et Karl Schulze, membres du directoire, reacquièrent plus de la moitié des actions dans l’entreprise. Les résultats commerciaux sont probants : le chiffre d’affaires augmente de six pour cent par rapport à l’année précédente.

2007 : Après avoir collaboré durant plusieurs années avec le fabriquant tchèque Bohemia, C. Bechstein acquiert la totalité des parts de l’entreprise. Filiale à 100% de la société mère, la nouvelle entreprise (C. Bechstein Europe) permet au groupe d’offrir au public une gamme complète d’instruments. Parallèlement, C. Bechstein et son partenaire ukrainien Lysoform ouvrent un magasin de vente à Kiev, dans le quartier huppé entourant le célèbre monastère de Pecherska-Lavra, tandis qu’un C. Bechstein Center est ouvert à New York entre Carnegie Hall et le Metropolitan Opera.

2008 : Bechstein se démarque de ses principaux concurrents en choisissant de ne commercialiser que des instruments fabriqués en Europe : C. Bechstein, BECHSTEIN, Zimmermann et W. Hoffmann.

2009 : Bechstein ouvre un magasin à Shanghai. Une augmentation de capital permet à l’entreprise de racheter la grand majorité des actions. Les principaux actionnaires sont désormais Karl Schulze et son épouse Berenice Küpper, ainsi que la société Arnold Kuthe GmbH, représentée par Stefan Freymuth.

 

Les pianos de concert C. Bechstein plébiscités par les artistes du monde entier !

2009 - 2010 : Lors du festival de la Roque d’Anthéron, près de la moitié des concurrents (notamment Boris Berezovsky, Michel Dalberto, David Fray, Alice Sara Ott, Abdel Rahman el-Bacha, Lise de la Salle et Zhu Xiao-Mei) optent pour le piano à queue de concert C. Bechstein D 282.
Michel Dalberto, Nicholas Angelich et Shani Diluka enregistrent leurs nouveaux CD sur Bechstein, imitant en cela Boris Bloch, Pavel Gililov, Konstantin Lifschitz, David Theodor Schmidt, Amir Tebenikhin, Lilya Zilberstein et de nombreux autres artistes.

Avec 4.000 instruments par an et une part de 20% du marché allemand, C. Bechstein est le plus important fabricant de pianos européen. Le piano à queue de concert C. Bechstein trouve son chemin vers les grandes salles de concert du monde entier, de la Philharmonie de Berlin au "Teátro Bicentenario" au Mexique.
De plus en plus de pianistes sont fascinés par le son de Bechstein, et le préfèrent à d'autres pianos a queue de concert, par exemple Kit Armstrong, Michel Dalberto, Abdel Rahman El Bacha ou Konstantin Lifschitz. Michel Dalberto : "Les Pianos à queue Bechstein ont le son que j’ai toujours rêvé d’avoir".

 

La Fondation Carl Bechstein.

2013 : Bechstein célèbre le 160e anniversaire. Stefan Freymuth et sa société Kuthe GmbH détient 90 % des actions de la societé C. Bechstein Pianofortefabrik AG.
C. Bechstein AG, Kuthe GmbH, représentée par Stefan Freymuth, ainsi que Karl Schulze et son épouse Bérénice Küpper lancent la fondation Carl Bechstein, destinée à promouvoir les talents musicaux des enfants et des jeunes.
L'objectif est de permettre aux jeunes - défavorisés – d’ apprendre le piano. Les enfants qui jouent d'un instrument développent mieux leurs personnalités, ils améliorent leur QI et éprouvent du soutien affectif dans le monde d'aujourd'hui, souvent froid et matérialiste.